| Les dates de l'arabisation
en Algerie Amazighe
A l'indépendance,
l'arabe est proclamé langue nationale et officielle.
L'arabisation de l'enseignement commence, avec l'aide de professeurs
recrutés notamment en Egypte et en Syrie.
1967. Les deux premières
années du primaire sont arabisées.
1968. Mise en route du processus
formel d'arabisation de la fonction publique.
1971. "Année de l'arabisation"
proclamée par le président Houari Boumediene.
1979. Les étudiants arabisants
de l'université d'Alger observent une grève de
plusieurs semaines. Ils réclament de meilleurs débouchés
pour leur filière.
1980. Le FLN adopte une "résolution
sur la généralisation de l'utilisation de la langue
nationale". Création du Haut-Commissariat de la
langue nationale.
1988. Avec l'ouverture politique
l'arabisation devient une question secondaire dans l'opinion
publique.
1989. Grève d'enseignants
à l'appel d'un comité "arabiste", soutenue
par le FIS, et partiellement suivie. Le baccalauréat
bilingue arabe-français est supprimé.
1990. Le Parlement, contrôlé
par le FLN, vote la première loi de généralisation
de la langue arabe. Au lendemain du vote, un demi-million de
personnes manifestent à Alger pour la démocratisation
du régime et la défense du tamazight (langue berbère).
1992. La loi de généralisation
de l'arabe est reportée sine die par le président
Boudiaf.
1996. L'Algérie se dote
d'une nouvelle Constitution confirmant l'arabe comme seule langue
nationale et officielle, mais reconnaissant l'amazighité
(l'identité berbère) comme l'une des trois composantes
fondamentales de l'identité nationale, à côté
de l'arabité et de l'islamité.
1996. Le Conseil national de
transition (assemblée désignée) adopte
une loi de généralisation de l'arabe Ä entrant
en vigueur ce dimanche Ä, qui reprend et amende celle de
1990.
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