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| Sur l’éducation des enfants
de
migrants
nord
africains |
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| I.
CONTEXTE |
|
Actuellement,
il
n’existe
pour
les
enfants
nord-africains
de
la
seconde
génération
en
Europe
qu’une
seule
alternative
pour connaître
leur
« culture
d’origine »
:
suivre
des
cours
de
langue
arabe
ou
des
cours
de
« civilisation
islamique ».
En
fait,
il
n’existe
pour
eux
aucune
version
laïque
et
tant
soit
peu
objective
de
l’histoire
et
de
la
culture
de
l’Afrique
du
Nord.
Il
va
sans
dire
qu’il
en
est
de
même
pour
la
majorité
de
ceux
habitant
l’Afrique
du
Nord.
Malgré
les
promesses
récentes
des
gouvernements
d’Algérie
et
du
Maroc,
aucun
fait
n’a
suivi
les
discours.
Par
contre,
les
enfants
des
classes
nanties
de
ces
pays
ont
toujours
eu
la
possibilité
de
fréquenter
les
lycées
français
ou
d’autres
établissements
scolaires
créés
grâce
à
la
collaboration
des
pays
occidentaux.
Malgré
un
certain
ethnocentrisme,
ils
y
reçoivent
un
point
de
vue
nettement
plus
objectif
que
leurs
compatriotes
défavorisés.
Il
se
trouve
que,
même
en
Europe,
les
acteurs
sociaux
(éducateurs,
professeurs,
animateurs
de
quartiers,
responsables
politiques,
etc.)
tombent
dans
ce
piège
car,
par
ignorance
et
de
bonne
foi,
ils
sont
amenés
à
admettre
et
même
prescrire
des
cours
de
langue
arabe
classique,
préparant
ainsi
objectivement
la
voie
à
l’acculturation
des
berbérophones
et
au
développement
de
l’intégrisme
islamiste
chez
les
arabophones.
Ceci
n’est
pas
sans
incidence
sur
le
développement
de
l’extrême
droite
en
Europe…
Le
drame,
c’est
que
les
parents
de
ces
jeunes
berbérophones,
étant
relativement
analphabètes,
leurs
emboîtent
le
pas
dans
ce
qu’ils
croient
être
une
culture
supérieure
à
la
leur.
Une
des
conséquences
de
ce
phénomène
est
qu’entre
autres
la
composante
matrilinéaire
de
la
culture
berbère
est
remplacée
par
son
pendant
patrilinéaire
de
la
culture
arabe,
avec
tout
le
lot
de
déséquilibre
psychique
qui
en
résulte.
Notons
que
cette « sous-culture »
de
bas
niveau,
qu’est
la
culture
arabe
populaire
d'Afrique
du
Nord,
est
destinée
aux
couches
subalternes
de
la
société ;
la
classe
aisée
de
ces
pays
n’y
adhère
pas
ou,
du
moins,
que
formellement :
leurs
enfants
étant
depuis
toujours
éduqués
à
l'occidentale.
On
peut
remarquer,
d’autre
part,
que
les
principaux
acteurs
de
cette
politique
d’
« arabétisation »
sont
des
berbères
notoires :
Boumédienne,
n’était-il
pas
d’origine
Chaoui
(ainsi
que
son
principal
conseiller,
le
colonel
Si
Lakhdar,
qui
ne
quittait
jamais
les
Aurès…);
Abbassi
Madani,
le
chef
de
file
du
FIS,
n’est-il
pas
Kabyle;
Hassan
II
n’avait-il
pas
une
mère
Chleuh?;
Chikh
Yassine,
le
chef
de
file
des
intégristes
au
Maroc,
n’est-il
pas
Chleuh
(pratiquant
encore
sa
langue) ?
Il
en
va
de
même
de
tous
les
dirigeant
algériens
qui
parlent
le
Kabyle
ou
le
Chaoui
à la
maison,
etc.
En
fait,
de
tous
les
peuples
islamisés,
seuls
les
berbères
(arabisés)
se
prennent
pour
des
arabes
et
le
phénomène
d’
« arabétisation »
est
l’œuvre
de
leur
propre
aristocratie !
Dans
les
années
80,
les
intellectuels
berbérisants
-
souvent
issus
de
couches
favorisées
-
qui
avaient
prévu
le
scénario
du
suicide
collectif,
vécu
aujourd’hui
en
Algérie
et
conséquence
de
l’arabisation
effrénée,
étaient
traités
de
séparatistes!
L’histoire
leur
a
malheureusement
donné raison!
Le
financement
de
cours
de
langue
arabe
et
de
religion
musulmane
par
l’Arabie
Saoudite
représente
en
fait
un
investissement
de
son
gouvernement
ayant
pour
but
de
maintenir
et
de
développer
le
business
très
lucratif
des
pèlerinages
à
La
Mecque
!
Il
est
scandaleux
de
constater
que
le
gouvernement
belge
tolère
cette
situation
sur
son
territoire
d'autant
plus
que
cela
concerne
une
population
destinée
à
rester
définitivement
dans
ce
pays
et
que
ce
n'est
pas
sa
vraie
culture
d'origine
!
L’opposition
des
gouvernements
d’Afrique
du
Nord
à
l’intégration
des
immigrés
en
Europe
s’explique
essentiellement
par
leur
volonté
de
maintenir
les
flux
financiers
importants,
destinés
à
leurs
familles
restées
au
pays,
et
contrôlés
par
des
importateurs
privilégiés,
liés
aux
pouvoirs
en
place,
qui
profitent
ainsi
des
devises
que
ces
états
mettent
à leur
disposition.
Les
gouvernements
en
place
dans
les
pays
d’Afrique
du
Nord
jouent,
de
manière
hypocrite,
la
carte
idéologique
du
‘Panarabisme’
afin
de
détourner
l’attention
de
leurs
compatriotes
des
problèmes
et
des
enjeux
réels
qui
les
concernent
vraiment.
Or
on
a
constaté
que
depuis
la
guerre
du
Golfe
ce
fantasme
collectif
du
'Panarabisme'
en
a
pris
un
sacré
coup,
laissant
la
place
à
l’intégrisme
!
La
question
de
la
Palestine,
indépendamment
de
l'analyse
qu'on
en
fait,
a
représenté
pendant
longtemps,
et
toujours
aujourd’hui,
l’os
à
moelle
divin
à
utiliser
pour
donner
un
sursis
aux
dirigeants
de
cette
région.
Pourtant,
à
un
moment
donné,
il
y
avait
un
pourcentage
très
significatif
(+ 25%)
de
juifs
berbères
émigrés
en
Israël et
personne
n’en
parle!
L’Europe
et
en
particulier
la
France
coloniale
ont
une
responsabilité
historique
dans
l’arabisation
de
l’Afrique
du
Nord
et
le
sort
des
rapports
entre
les
générations
futures
des
2
côtés
de
la
Méditerranée
dépendent
des
actions
d'hier
et
d’aujourd’hui.
L’Afrique
du
Nord
représente,
qu’on
le
veuille
ou
non,
l’arrière-cour
de
l’Europe,
et
il
importe
que
des
liens
culturels
durables
et
sains
s’établissent
entre
les
deux
parties :
le
Capitalisme
d’aujourd’hui
(au
caractère
de
plus
en
plus
« post-industriel »)
n’a
besoin
(contrairement
à
celui
d’hier)
ni
de
clients
ni
de
travailleurs
immigrés
abrutis.
Du
côté
de
la
presse
occidentale,
il
y
a
une
réelle
méconnaissance
de
la
problématique
culturelle
en
Afrique
du
Nord
et
dans
l’immigration
en
Europe,
en
particulier.
C’est
ce
qui
explique
son
« engouement »
pour
« l’art Maghrebin »
qui
ne
peut
être
à
leurs
yeux
que
le
Raï,
le
Chaabi,
etc.
L’intérêt
pour
cette
sous-culture,
au
contenu
idéologique
ordurier,
n’est
autre,
selon
certains,
que
la
manifestation
de
la
mauvaise
conscience
de
l’européen
moyen
–
de
la
pitié
mal
placée,
en
quelque
sorte,
pour
« des
ex-colonisés qu’il
faut
prendre
comme
ils
sont »
-
qui
voudrait
ainsi
se
dédoauner
d’être
raciste…
La
production
cinématographique
et
musicale
n’est
pas
en
reste
dans
ce
processus
de
désinformation :
il
n’y
a
qu’à
voir
les
dégâts
produits
par
les
productions
de
Canal
+
avec
Jamel
Debouze,
Eric
&
Ramzy
et
enfin
le
plus
dévastateur
(y
compris
pour
l’émission
Nulle
Part
Ailleurs)
qui
n’est
autre
que
le
fameux
Nagy.
|
| II.
LAÏCITÉ
(MODERNITÉ)
ET
CULTURE
BERBÈRE |
| Tout
en
ayant été
fortement
influencée
par
l’Islam,
la
société
et
la
culture
berbères
présentent
cette
particularité
de
ne
pas
être
à
proprement
parler
«
islamiques
»,
en
ce
sens
que
si
la
religion
y
est
très
présente,
ce
n’est
ni
la
seule
référence,
ni
même
la
principale
source
de
la
norme
sociale.
On
peut
affirmer
que
les
sociétés
berbères
sont
presque
toutes
laïques
en
ce
sens
que
l’organisation
sociale
et
le
pouvoir
n’y
sont
pas
d’origine
religieuse
comme
l’attestent
tous
les
rituels
en
vigueur
dans
les
sociétés
kabyle,
touarègue
(à
dominante
matrilinéaire),
chleuh
ou
du
Moyen-Atlas,
etc...
Dans
ces
domaines,
le
religieux
intervient
toujours
de
façon
secondaire,
pour
sanctifier
en
quelque
sorte,
mais
il
n’est
jamais
la
source-même
de
la
Norme
et
de
l’Autorité.
En
de
nombreuses
matières,
rituelles
ou
juridiques,
il
arrive
fréquemment
que
les
groupes
berbères
aient
maintenu
ou
initié
des
pratiques
soit
totalement
extérieures
à
l’orthodoxie
islamique,
soit
même
en
contradiction
directe
avec
les
prescriptions
de
celles-ci...
L'exemple
bien
connu
des
femmes
Aït
Haddidu
(Imilchil
–
Moyen-Atlas)
qui
choisissent
leur
futur
mari
l'atteste.
Cette
tendance
est
particulièrement
marquée
en
Kabylie
et
dans
l’immigration
kabyle
en
France,
en
raison
de
l’influence
ancienne
de
l’École
Républicaine,
présente
dans
la
région
dès
les
années
1870.
Cette
influence
laïque
est
une
caractéristique
forte
de
la
Kabylie,
y
compris
dans
les
couches
peu
instruites.
Elle
se
traduit
par
l'adhésion
massive
aux
idéaux
démocratiques
confirmés
par
les
tests
électoraux
récents :
cette
région
est
la
seule
en
Algérie
qui
ait
échappé
à
l'emprise
islamiste
(et
du
FLN)
et
où
des
partis
républicains
et
démocrates
occupent
une
position
dominante.
On
voit
donc
que
l'immigration
n'est
pas
sans
influence
sur
le
pays
d'origine
! |
| III.
CONSÉQUENCES
SUR
L'IMMIGRATION : |
|
Il
est
intéressant
à
remarquer
que
l’influence
des
islamistes
aussi
bien
que
la
délinquance
touchent
surtout
les
enfants
d’immigrés
de
la
dernière
vague
(1970-80)
issus
des
bidonvilles
de
cités
comme
Tanger,
Casablanca
etc... -
souvent
fraîchement
arabisés
et
adoptant
le
comportement
hystérique
des
convertis
-
et
non
ceux
dont
les
parents
ont
migré
de
longue
date,
depuis
les
campagnes
et
donc
souvent
berbérophones.
Ceci
nous
permet
de
caractériser
la
plupart
d'entre
eux
comme
appartenant
au
quart-monde.
Nous
remarquerons
aussi
que
la
société
citadine
d'Afrique
du
Nord
est
à
dominante
patrilinéaire
et
franchement
machiste,
contrairement
à
la
société
rurale
d'où
proviennent
la
plupart
des
immigrés
de
longue
date,
essentiellement
du
fait
de
la
perte
du
pouvoir
économique
de
la
femme
berbère
qui
accompagne
l'exode
rural.
Pourtant,
malgré
l'origine
rurale
de
beaucoup
d'entre
eux,
on
constate
un
phénomène
de
"rattrapage
des
valeurs
citadines
du
pays
d'origine".
L'arabisation,
qui
ouvre
la
porte
à
une
islamisation
pour
le
moins
dogmatique
et
surannée
-
illustrée
par
le
port
quasi
systématique
du
voile
par
beaucoup
de
femmes
immigrées
alors
qu'au
pays,
il
est
plutôt
un
signe
d'appartenance
à
l'équivalent
de
notre
quart-monde
-
est
favorisée
ici,
en
Europe,
par
l'encadrement
des
amicales
et
l'absence
d'alternatives
culturelles
et
idéologiques.
Nous
avons
vu
aussi
la
récupération
-
par
le
simple
fait
du
port
du
voile
par
la
grande
sœur
de
la
victime
-
de
l'affaire
"Loubna
Benaïssa"
par
les
islamistes
alors
que
cette
famille
est
originaire
du
Rif
(Berbères
du
nord
du
Maroc ).
Celle-ci
n'est
que
la
plus
spectaculaire
de
toutes,
car
médiatisée,
mais
son
effet
n'en
est
pas
moins
néfaste
pour
la
communauté
elle-même
que
pour
la
communauté
belge,
obligée
de
croire
à
une
certaine
image
-
faussée
-
de
l'immigration
originaire
d'Afrique
du
Nord
et
de
Turquie.
Il
est
vérifié
que
les
rapts
d'enfants
à
leurs
mères
européennes
sont
l'œuvre
exclusive
d'arabisés
et
non
de
berbérophones
!
|
| IV.
DESCRIPTION
DE
L’ACTION
ET
MÉTHODOLOGIE : |
|
Le
problème
de
la
prise
en
charge
des
langues
issues
de
l'immigration,
notamment
le
berbère,
ne
se
pose
évidemment
pas
qu'en
France
où
le
berbère
est
la première
langue
étrangère réellement parlée (d’après
l’INSEE) !
Depuis
quelques
années,
une
réflexion
et
des
débats
sont
engagés
à
ce
sujet
dans
plusieurs
pays
européens
(France,
Belgique,
Allemagne,
Pays-Bas,
etc.).
Des
expériences
associant
universités,
autorités
locales
et
associations
culturelles
ont
même
eu
lieu
dans
plusieurs
de
ces
pays.
Les
politiciens
européens
vont
devoir
se
faire
à
cette
idée
avant
même
que
ne
survienne
le
tarissement
des
cadeaux
payés
en
pétrodollars…si
nous
voulons
arrêter
la
pollution
physique
et
morale
de
l’Europe
et
du
monde
entier !
|
| V.
IMPLICATIONS
PRATIQUES
&
RÔLE
DU
MONDE
ASSOCIATIF
EN
EUROPE : |
|
1.
Il
existe
un
réel
potentiel
de
mobilisation
des
jeunes
de
la
seconde
génération
autour
d’activités
fortement
intégratives
et
valorisantes,
qui
concerne
l’enseignement
et
les
animations
autour
de
la
langue
et
de
la
culture
berbères
associant
les
communes,
les
associations
de
quartiers,
etc.,
favorisant
ainsi
l’intégration
individuelle
et
collective.
2.
Permettre
de
fixer
la
culture
orale
-
essentiellement
véhiculée
par
les
femmes
dans
le
cas
des
familles
berbérophones
-
et
la
diffuser
auprès
de
la
population,
y
compris
le
public
occidental.
3.
L'animation
en
langue
berbère
pourrait
être
une
contribution
concrète
pour
la
consolidation
du
patrimoine
linguistique
et
culturel
de
groupes
généralement
défavorisés,
une
école
de
préparation
aux
respects
des
cultures,
à
la
tolérance,
à
l'ouverture
vers
l'Autre. |
| VI.
OBJECTIFS : |
|
1.
Barrer
la
route
à
la
montée
de
l’intégrisme
d’une
part,
et
du
racisme
et
de
la
xénophobie
de
l'autre
et
ce
autant
du
côté
des
immigrés
que
des
non-immigrés.
2.
Permettre
une
meilleure
compréhension
entre
les
deux
communautés.
En
effet,
une
bonne
maîtrise
de
la
langue
et
de
la
culture
d’origine
est
sans
conteste
un
facteur
favorable
à
la
réussite
scolaire,
à
l’adhésion
à
la
culture
d’accueil
et
plus
largement
à
une
relation
équilibrée
entre
les
cultures
et
les
communautés
en
contact.
Au
plan
individuel
comme
au
plan
collectif,
une
relation
positive
à
sa
langue
et
à
sa
culture,
à
ses
origines,
est
une
condition
décisive
et
préalable
pour
l’ouverture
vers
l’Autre.
Toutes
les
observations
psycho-pédagogiques
confirment
que
les
enfants
et
les
groupes
qui
maîtrisent
leur
patrimoine
culturel
et
linguistique
d’origine
-
celui
des
parents
-,
ceux
qui
ont
avec
lui
une
relation
valorisante,
parviennent
plus
facilement
à
un
bon
niveau
de
maîtrise
et
d’aisance
dans
la
langue
et
la
culture
d’accueil.
On
ne
peut
être
en
harmonie
avec
l’Autre
que
si
on
l’est
d’abord
avec
soi-même !
Supprimer
la
honte
qu'ont
certains
parents
berbérophones
à
parler
le
berbère
à
leurs
enfants
est
un
devoir
pour
ceux
qui
veulent
œuvrer
à
la
valorisation
de
la
personnalité
de
l'individu
immigré,
lui
permettre
de
ne
pas
se
marginaliser
et
donc
tomber
dans
les
rangs
de
l'intégrisme
ou
de
la
délinquance
qu’ils
sont
censés
combattre….
3.
Prouver
aux
immigrés
arabophones
qu'ils
ne
sont
en
fait
que
des
Berbères
acculturés
leur
permet
de
se
détourner
de
l'obscurantisme
religieux
et
du
fantasme
collectif
-
créé
de
toutes
pièces
-
de
"Nation
Arabe"
auquel
ne
croient
même
pas
les
élites
au
pouvoir
dans
leurs
pays
d’origine ;
pour
preuve,
il
n'existe
aucun
dictionnaire
unique
de
la
langue
arabe
et
pour
cause :
il
existe
une
multitude
d'Académies
arabes
et
donc
l'impossibilité
d'établir
un !
4.
Montrer
que
les
cultures
européennes
et
maghrébines
sont
beaucoup
plus
proches
qu’on
ne
le
croit,
comme
le
montrent
les
apports
indéniables
des
Berbères
à
la
culture
occidentale,
que
confirment
par
exemple :
·
des
personnages
historiques :
des
écrivains
berbères
de
l'Antiquité
comme
Tertullien,
Saint
Cyprien,
Saint
Augustin,
Fronton,
Lactance,
Apulée
qui
ont
été
les
introducteurs
du
christianisme
en
Europe,
ou
des
gens
comme
Léon
l'Africain,
Jughurtha
et
bien
d'autres
...
·
des
personnages
contemporains :
Daniel
Prévost,
Zinedine
Zidane,
Isabelle
Adjani,
Mouloudji,
Edith
Piaf,
Enrico
Macias,
Jean
&
Taos
Amrouche,
Albert
Memmi,
Mouloud
Feraoun,
et
bien
d’autres
... sans
oublier
les
milliers
d’inconnus
-
quasi
tous
montagnards
berbérophones
-
morts
pendant
les
deux
Grandes
Guerres
sur
le
sol
européen !
·
des
apports
à
la
culture
latine :
prépondérance
de
l’église
africaine
à
une
certaine
époque,
apports
de
plusieurs
inventions
en
agriculture
à
l’époque
romaine,
démystification
d’un
certain
nombre
d’inventions
prétendument
« arabes »,
etc.
5.
Désamorcer
le
racisme
entretenu
par
les
gouvernants
du
Maghreb
à
l’encontre
des
israélites,
par
suite
de
la
confusion
entre
sionisme
et
judaïsme,
alors
que
bon
nombre
de
citoyens
d’Israël
parlent
encore
le
berbère
du
sud
marocain
(Tachelheit).
6.
Réduire
-
si
pas
supprimer
-
l'encadrement
des
populations
immigrées
par
des
organismes
des
pays
d'origine
(ex.
"amicales"
infiltrées
de
barbouses,
mosquées
financées
par
l'état
le
plus
obscurantiste
de
la
planète,
l'Arabie
Saoudite,
etc.)
dans
la
perspective
d'une
intégration
harmonieuse
de
ces
populations
dans
la
société
européenne.
7.
Œuvrer
ainsi
à
la
coopération
entre
l'UE
et
les
pays
de
la
Méditerranée
plutôt
que
de
marcher
dans
le
travers
du
"dialogue
euro-arabe"
qui
n'a
en
fait
pas
de
sens
réel. |
| CONCLUSIONS |
|
En
guise
de
conclusion,
nous
insérons
ici
un
texte
du
Professeur
de
berbère
-
Salem
Chaker
-
de
l'INALCO
de
Paris
qui
nous
semble
tout
aussi
pertinent
pour
la
Belgique :
« Pour
tout
un
ensemble
de
raisons,
historiques,
culturelles,
sociales
et
politiques,
internes
et
externes,
c'est
très
certainement
une
nécessité
et
une
urgence
pour
l'Éducation
Nationale
française
que
d'engager,
de
façon
réaliste
et
progressive,
un
processus
de
prise
en
charge
de
la
langue
et
de
la
culture
berbères.
C'est
d'abord
l'intérêt
géostratégique
de
la
France
et
de
l'Europe
en
Afrique
du
Nord.
L'écrasante
majorité
des
berbérisants
maghrébins
ont
été/sont
formés
en
France.
Leur
langue
de
travail
demeure
le
Français,
leurs
publications
se
font
très
majoritairement
en
français.
C'est
ensuite
une
nécessité
socioculturelle
intérieure
française
puisqu'une
proportion
considérable
de
la
population
d'origine
maghrébine
qui
vit
en
France
est
de
langue
berbère
-
principalement
kabyle
d'Algérie,
secondairement
chleuh
du
Maroc
(*)
-
Les
chiffres
du
Baccalauréat
confirment
d'ailleurs
avec
éclat
que
le
berbère
doit
être
considéré
aussi
comme
une
"langue
de
France".
C'est
enfin
une
chance
exceptionnelle
qu'il
importe
de
saisir :
on
dispose
ainsi,
sur
le
territoire
européen
même,
d'un
vivier
de
jeunes
gens
et
jeunes
filles,
en
grande
majorité
de
nationalité
européenne
et
destinés
à
vivre
en
Europe,
ayant
une
connaissance
naturelle
et
intime
de
la
langue
et
de
la
culture
berbères.
À
travers
l'enseignement
de
cette
"langue
d’Europe » "(°),
on
contribuera
utilement
à
la
valorisation
de
ce
patrimoine
linguistique
et
culturel
d'origine
extérieure,
valorisation
dont
on
sait
qu'elle
peut
être
un
facteur
important
pour
une
intégration
harmonieuse
des
populations
concernées
dans
la
société
européenne.
Ces
jeunes
pourront
servir
de
lien
naturel
avec
leurs
communautés
et
les
pays
d'origine. »
Fin
de
citation.
Il
serait
souhaitable
que
les
autorités
belges
réagissent
sans
tarder
en
créant
des
chaires
de
"Civilisation
berbère"
dans
chaque
université
du
pays
en
remplacement
de
celles
s'occupant
de
"Civilisation
Islamique",
ouvrant
ainsi
la
voie
à
la
formation
de
cadres
destinés
à
l'encadrement
des
enfants
issus
de
l'immigration
(éducateurs,
professeurs
de
l'enseignement
primaire
et
secondaire,
etc.)
ainsi
que
de
ceux
qui,
en
Europe,
ont
affaire,
de
près
ou
de
loin,
à
l'immigration...
Les
professeurs
d'université
ne
manquent
pas
de
par
le
monde
et
une
formule
de
‘Professeurs
itinérants’
est
tout
à
fait
envisageable,
dans
un
premier
temps.
Notons
que
ces
chaires
de
« Civilisation
Islamique »
ne
sont
en
fait
que
la
caution
scientifique
au
travail
de
sape
idéologique
des
imams
dans
ces
pays !
Ce
ne
sont
pas
des
recherches
qui
portent
sur
des
livres
sacrés
-
donc
forcement
dogmatiques
-
qui
vont
nous
apprendre
quoi
que
ce
soit
sur
les
représentations
et
coutumes
réelles
des
populations
mais
des
études
sur
le
terrain
(pays
d'origine
et
quartiers
immigrés)
par
rapport
aux
cultures
réellement
vécues
dans
les
langues
réellement
-
et
non
prétendument
-
parlées.
Nous
ferons
ici
un
parallèle
avec
quelqu'un
qui
voudrait
connaître
les
cultures
de
notre
pays
en
étudiant
la
Bible
en
Latin
et
non
en
faisant
une
étude
sur
les
mœurs
des
Belges
dans
la
langue
qu'ils
utilisent
au
quotidien !
L'enseignement
de
l'Arabe
classique
- langue
morte
à
proprement
parler
en
Afrique
du
Nord
-
est
la
porte
ouverte
à
l'apprentissage
du
Coran
et
donc
à
l'emprise
de
l'intégrisme
islamique !
Paris
1999
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(*)
Pour
la
Belgique,
la
majorité
écrasante
de
mineurs
installés
en
Flandre
sont
Chleuhs
(sud
du
Maroc)
et
une
forte
proportion
d'immigrés
maghrébins
résidant
à
Bruxelles
est
kabyle
ou
rifaine.
(°) Faut-il rappeler que le berbère est encore majoritairement
parlé sur le territoire espagnol de Ceuta et de Melilla !
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