Le
centre le plus ancien est celui de Crête où a régné le roi-prêtre
Minos (d'où la dénomination"minoens").Lesvilles datent d'avant -3000
d'après les données archéologiques. On y a retrouvé, gravés sur des
blocs de pierre ou des vases en pierre, des sceaux, des écrits hiéroglyphiques
qu'on date en deux stocks) l'un environ de -2900 à 2000, l'autre
de -2000 à 1600. Parlant ensuite de
l'alphabet consonantique des Sémites
occidentaux, il déclare:Il
est vraisemblable que l'origine du tracé des alphabets linéaires est
pictographique ; des arguments sont donnés ci-après : pour le
système, il apparaît
partout alphabétique, c'est-à-dire que les
caractères sont des lettres, représentant des sons simples et, par
conséquence immédiate, étant en plus petit nombre (22 en phénicien)
que les caractères égéens. Le stade phonographique intégral paraît
avoir été réalisé sans passage par le stade idéographique ni par le
stade syllabique du type décrit sous F (11 s'agit des écritures
minoennes de Crête). Il faut indiquer que cette invention remarquable
ne s'est produite qu'à une époque relativement tardive, où, du
moins d'une manière générale, une progression
intellectuelle
notable s’était réalisée.
Elle se situe dans une région où l'on ne pouvait
pas ignorer les éléments phonographiques des écritures incommodes
égyptiennesetmésopotamienneet l'usage plus étendu de ces
éléments dans les écritures égéennes.
A L'ORIGINE DU PIIENICIEN ET DU GREC : LE TIFINAR?
Cette innovation, qui a conduit à la formation
des alphabets phénicien et grec, est tout simplement une évolution
du prototype que sont les ti-finar. On ne peut s'empêcher, en
examinant attentivement les lettres de ces deux alphabets, de
constater qu'aussi bien les lettres phéniciennes queles lettres grecques ne sont que la transformation linéaire
des ti-finar. Ces derniers, ainsi que les hiéroglyphes, s'ils
formaient une écriture claire et détachée sur les monuments et
inscriptions, donnaient dans l'usage courant une écriture compliquée
de signes enchevêtrés les uns dans les autres au point de rendre
le texte illisible. Cette écriture, dénommée démotique, fit place,
dès le premier millénaire, dans les écrits sur papyrus, à une
écriture en caractère grecs, permettant une lecture plus aisée.
LA PIERRE DE ROSETTE
Il
n'est pas rare de rencontrer des inscriptions, portant les trois
genres d'écriture. Ainsi, cette inscription faite sur la fameuse
« Pierre de Rosette »dont parle Adolphe Erman, Professeur a l’université de
Berlin, dans son livre L’Egypte
des Pharaons: Cette pierre, écrit-il,
porte une triple inscription en haut figurent quatorze lignes
d'hiéroglyphes (et ti-finar), au milieu trente-deux lignes de
signes curieux et en bas cinquante quatre lignes en langue grecque.
Cette inscription grecque permet de reconnaître de quoi il s'agissait.
En l'an 196 avant j-C, les
prêtres de toute l'Egypte avaient tenu un concile a Memphis et
avaient délibéré au sujet des honneurs que l'on devait porter
au jeune roi Ptolémée Epiphane, en récompense de tout le bien
qu’il avait fait au peuple aux temples, au clergé. On élèverait
dans chaque temple une statue du roi à côté de laquelle serait
placée une table, rapportant cette décision au clergé. Cette tablette,
d'ailleurs, porterait le décret sous trois formes : la première
en hiéroglyphes, comme ilse devait
pour les temples, une autre en langue vulgaire, appelée démotique,
et la troisième dans la langue de la cour le grec.
ROSETTE
Rosette
Rachid en arabe. Ville de Basse Egypte sur la branche
occidentaledu Nil.
Elle fur fondée par les Arabes vers 870, prés de
l’emplacement de l’ancienne Boblbitine.
Fragment de stète en basalte noir découvert
An 1799 pendant
l’occupation française par le commandantd'artillerie Boussard,
actuellement au Brtish Museum. Il est couvert de trois
inscriptions :la
première en caractères hiéroglyphiques, la seconde on
caractères démotiques et la troisième en grec et datée de
193 av J-C.L’inscription hiéroglyphlque est tronquée. les deux
autres
sont a peu présintactes ;les trois ne sont que le texte, on trois écritures et en
deux langues,d’un
unique décret rendu par les pretres égyptiensen l'honneur de
Ptolemée Epiphane. C'est grâce à la Pierre de Rosetteque tes hiéroglyphes purent être déchiffres parChampollion (1831).
L'inscription de Rosette a été publiée par Chabas (1867)
pour ta partie hiéroglyphique, et pour la
partie demotiquepar
Bruysch et par Révilloit. (Dictionnake laroussel
Cette évolution de l'écriture,
depuis les hiéroglyphes,lesti-finar,jusqu'aux alphabets phénicien
et grec, nous permet de constater que l'écriture berbère est une écriture
antérieure aux autres. M. Eugêne Guernier, toujours dans son livre
L'apport de l'Afrique à la pensée humaine, écrit:Nous nous trouvons en présence d'une telle
continuité dans l'art dans l'espace et dans le temps, qu'on est on
droit de se demander Si l'humanité ne possède pas là tous les éléments
écrits, gravés, peints sur et dans la pierre d'une ou plusieurs
civilisations artistiques, dont les effets se lisent dans l'art égyptien
de l'Ancien Empire qui lui-même a évolué vers celuidu Moyen et du Nouvel Empire, on
donnant naissance à l’art grec, comme aussi dans l'art préhistorique
des cavernes libyennes, espagnoles et françaises, dont on retrouve des
traits dans notre propre Renaissance.