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L'ORIGINE
DU PEUPLE BERBERE ET DE SA LANGUE
| DES BERBERES DE GENIE... |
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Ce
peuple dont les ancêtres ont bâti les pyramides et qui, tout au
long des siècles, à travers toutes les civilisations qui se sont
manifestées au Nord de l'Afrique. a donné à l'humanité des chefs
militaires de génie, comme Hannibal, Juqurtha, Tarik ;
des philosophes éminents comme Tertullien, Plotin,
Saint Augustin, Iben Khaldoun, et, de nos jours, des techniciens
de la valeur de Bou-Akouir des poètes comme Mohand O'Mehind ; des écrivains tels que
Jean Amrouche, Ferahoun, Sahili, Amar Naroun, Lamek, Boussaoub ;
des compositeurs comme Taweus Amrouche, Azzam, Mouloudji ; ce peuple ne peut demeurer un peuple mineur. Il faut qu'il reprenne ses destinées culturelles, développe sa civilisation et reconstitue sa grammaire. Pour
cela, il doit sortir de sa stagnation, retrouver son écriture
moyen d'expression indispensable, car, comme l'écrit M. Eugêne
Guernier :
Tout
peuple qui ne possède pas de langue écrite ne peut participer
que de très loin à la course universelle de l'esprit humain.
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| GRAMMAIRES BERBERES |
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De
nombreuses publications et essais grammaticaux ont été élaborés
par des berbèrologues éminents. Ils ont accompli un travail considérable,
de recherche et de synthèse, qui force l'admiration. Ces diverses
grammaires se sont avérées trop compliquées, très difficilement
intelligibles et manquent de clarté. Ces travaux ont abouti à
donner le visage d'une langue berbère faussement apparentée à
la langue arabe.
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RACINES COMMUNES AU GREC ET AU BERBERE
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La
langue berbère est une langue originale : elle ne peut s'apparenter
qu'à la langue grecque. Elles sont de même souche. Ce sont les
deux seules langues possédant des articles analogues: O – A -
To - Ta - communes. Ainsi "lumière", en langue grecque
se dit "phaus" ; en berbère : "phate"
(ta). De même, le mot "thalasso", en langue grecque,
signifie "océan" en langue berbère, le mot "tala"
signifie "source". Le
mot "amokrane", qui signifie "long", "grand",
a la même racine que "makros" En grec de même signification.
Nous pouvons ainsi multiplier les exemples.
Il n'est tout de même pas inutile de rappeler
que la négation (ne... pas) est la même dans les deux langues (ou
... ara). Pour toutes ces raisons,
la grammaire que nous présentons est différente de toutes celles
qui ont paru à ce jour.
Il était possible d'utiliser, comme caractère
d'écriture, les lettres de l'alphabet grec ou de prendre un alphabet
en "ti finar" que M. Khelifati, ce savant berbériste,
a constitué d'une façon complète. Cependant, il nous a semblé
que, tenant compte de l'époque où nous vivons, il nous
fallait une écriture simple, pratique et moderne.
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UN CHOIX : LA TRANSCRIPTION LATINE |
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Nous
avons donc choisi les lettres de l'alphabet latin. En effet, actuellement,
les langues (les sémitiques et les chinoises exceptées) de tous
les peuples évolués du globe s'écrivent an caractères latins.
Nous avons tout de même ajouté certaines lettres grecques pour
exprimer certains phonèmes inexistants dans la langue latine.
Nous avons également modifié la phonétique de certaines lettres
latines.
Dans un but de simplification, nous n'avons pas
cru nécessaire d'utiliser des signes d'accentuation. Dans le cas
où les voyelles doivent être prononcées sur un ton particulier,
nous le précisons par l'emploi d'une diphtongue. Ainsi : euleine
pour eulène. Nous n'avons pas voulu attacher d'importance à la
différence de prononciation d'une lettre par les Berbères de régions
diverses. Ainsi, prononcer le mot porte : ta pourte
ou : ta bourte ou : ta gourte ou
: ta wourte, ne sont que des différences d'accentuation qui
ne modifient nullement le sens du mot.
Enfin,
dans un but de compréhension et de divulgation, chaque page écrite
en berbère est traduite simultanément en langue française sur
la page concomitante.
Cette
grammaire n'est évidemment pas parfaite, mais il faut espérer
qu'elle sera un point de départ et qu'elle contribuera à l'épanouissement
de la culture berbère. C'est mon vœu le plus cher.
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| BIBLI
OGRAPHIE |
NOTES |
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-André Aubert , Histoire. L’Orient et la Grece
- General Bremond,
Berbères et Arabes
- E.Cavaignac,
Chronologie de l’Histoire mondiale
-Marcel Cohen, L’Ecriture
-R. et M. Cornevin, Histoire de l’Afrique
-A. De Buck, Grammaire du moyen Egyptien
- J. Despois,
Afrique du Nord
-Eugene Guernier, l’Apport de l’Afrique à
la pensée humaine
-A. Hanoteau et A. Le Tourneux, La kabylie et
lres coutumes Kabyles
-Horodote, Histoire
-M. J. Herskovits , L’Afrique et les
Africains
-Adolphe Erman, L’Egypte des Pharaons
-Henri Lhote, La découverte des fresques du
Tassili
-La Rousse, Dictionnaire encyclopédique
-A. Naroun et Marechal, A. Juin, Histoire
Parallele. La France en Algerie
-G. Picard, Le monde de carthage
-J. Pirenne, Histoire de la Ccivilisation et de
l’Egypte ancienne
- Sallustre,
Jugartha.
-Edward-Westermarck, Survivances païennes dans
la civilisation Mahometane
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1- « Tissine
y ta seguemte u meslaï Beurbrieune » - « connaissance et
synthaxe du language des Berberes » par said Hanouz, Librairie
Klincksieck, Paris 1968. Dedicace de Said Hanouz enn tete de son
opuvrage : « je dedie cette frammaire :
-
à la memoire de mon pere, Si Aomeur O’Aenouz, et de ma mere,
Sahara Ai-Te-Hamrite ;
-
à mes freres : Abdenour et Lahcen, afin de leur rappeler la
langue de leus anceytres ;
-
à mes enfants : Lucide et Daniel, afin de les initier à la
langue de leur pére ;
-
à mon epouse : Irmine, pour sa precieuse collaboration ;
-
à Anne-Marie Chabry, en souvenir du temps passé ;
-
à tous les berberes, afin qu ils se retrouvent autour de leur
langue ;
-
à la France, pays de liberté et de haute culture.
2- Maxyes = Mazigh ?
(NDLR)
3- Zauèces = Zaïn ? ( NDLR)
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TIFINAGH vol. 1 N° 3-4, avril / juillet 1994 -
Maroc
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