Une des façons -pour mieux comprendre l’histoire- est de la lire à grande échelle dans le temps et dans le contexte avoisinant. Ici le cas de Tamazgha (Afrique du Nord) en dates clés :
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Année 1955 : Les tribus Amazighes marocaines qui avaient représenté un élément fondamentale dans l’organisation du pouvoir traditionnel acceptèrent, après 1934, de coopérer avec les nouvelles autorités. La déposition de Mohamed V mit fin à la relative collaboration et les tribus Amazighes devinrent «nationalistes» tout en gardant leurs distances vis-à-vis de l’Istiqlal. De la même manière plusieurs abandonnèrent le parti après 1956 pour joindre le P.D.I par hostilité envers l’Istiqlal plus que par admiration pour Hassan Ouazzani.
Année 1955 : Au lendemain du retour du roi du Maroc (à ce moment-là encore sultan), trois forces vont s'opposer : le trône alaouite, la résistance Amazighe et l'Istiqlal arabe.
Mohammed V indique vouloir instaurer une monarchie constitutionnelle basée sur la séparation des pouvoirs quand les conditions permettant une libre consultation populaire seront réunies. Un conseil national consultatif sous la présidence de Ben Barka (un pan-arabe fervent défenseur de l’arabisation du Maroc et son annexion à l’empire arabe) est créé et siège au pavillon de la musique du palais de la Mamounia de Rabat. Tous ses membres sont nommés par le sultan et non pas élus. Ben Barka sera par la suite impliqué dans l’assassinat d’Abbas Lamssaidi le chef de la résistance Amazighe au Nord du Maroc.
Le 1er gouvernement du Maroc indépendant est présidé par M'Barek Bekkaï, ancien officier de l'armée française d'origine Amazighe, ancien pacha de Sefrou qui s'était opposé à la déposition de Mohammed V. La féodalité rurale ainsi que le parti de la choura (PDI) de Mohamed Belhassan Ouazzani sont bien représentés dans ce gouvernement, tandis que les partisans de l'Istiqlal n'ont que des postes secondaires. Allal El Fassi (le pan-arabe de l’Istiqlal) qui se trouve encore au Caire ne participe pas à ce gouvernement.
Ce gouvernement démissionnera le 27 Octobre 1956.
Année 1955 : Le président Égyptien Nasser déclare au journal Al Ahram qu'il ne se bat pas seulement contre l'état d'Israël mais également contre les Juifs. La règne Juive Amazighe Tihiya/Dihya va certainement tourner dans sa tombe, sa propre terre ancestrale devienne contre les juifs.
Année 1956 : Signature de la déclaration de l’Espagne de l’indépendance de la partie Nord du Maroc, sans parler de Seuta, Mliliya, Ils Canaries et le Sahara.
Année 1956 : Le Chef Amazigh Mr Abdelkarim Ait Khettab s’oppose à la dissolution de l’armée de libération tant que sa mission n’est pas terminée et qui consiste à la libération de l’Afrique du Nord. Mais le leader des nationalistes arabes marocains Mr Allal Fassi qui était en Egypte s’oppose et déclare que l’armée de libération doit être sous le contrôle du roi.
Année 1956 : Création des forces armées royales marocaines.
Année 1956 : Assassinat du leader Amazigh Mr Abbas Lamssaidi à Fés et l’arrestation le même jour de Mr Hejjaj (chef de l’armée de la région de Taounate) par ordre du roi. Ce Monsieur sera nommé après par le roi comme président du Club de Football de Casa (Raja Bidaoui). On soupçonne le nationaliste arabe Mr Mehdi Benberka d’être derrière cet assassinat.
Année 1956 : Attentat d’assassinat du nationaliste arabe le marocain Allal Fassi entre Sefrou et Boulmane à la tribu Ait moussa. A cette époque Allal Fassi faisait la propagande pour une constitution dont le préambule spécifie le Maroc comme un pays arabe.
Année 1956 : Visite de SM Mohammed V en France. Ouverture des négociations franco-marocaines sur l’indépendance du Maroc et l’abrogation du traité de Fès de 1912 établissant le protectorat français sur le Maroc et qu'ils avaient signé ensemble. Bouabid, Lyazidi, et Ben Barka représentant le parti Istiqlal, et Boutaleb, Cherkaoui le PDI participent à ces négociations.
Année 1956 : Un accord est signé à Madrid entre Mohammed V et le général Franco mettant fin à la souveraineté espagnole sur le nord du pays. Le 20 octobre, la zone de Tanger, qui était soumise à un statut international particulier, est elle aussi réintégrée au Maroc.