Une des façons -pour mieux comprendre l’histoire- est de la lire à grande échelle dans le temps et dans le contexte avoisinant. Ici le cas de Tamazgha (Afrique du Nord) en dates clés :
Page :
51 / 78
Année 1970 : Création de 1ere association islamiste marocaine appelée jeunesse islamique "chabiba islamiya" par Mr Abdelkarim Moutai avec accord de l'état marocaine.
Année 1970 : L’immigration des Les Amazighs juifs vers Israël est amorcée sous le gouvernement de Golda Meïr : « ? מיהו יהודי » en hébreu (transcription francophone « mihou yehoudi ? »1) se traduit en français par l'expression : « qui est Juif ? ». Cette question donne son nom à un ensemble de débats qui eurent lieu au parlement israélien les 9 et 10 février 1970, qui aboutirent au vote d’un amendement de la loi du retour de 1950 qui garantit à tout Juif ainsi qu'à son éventuelle famille non juive le droit d'immigrer en Israël, dans lequel est défini comme Juif tout individu « né de mère juive, ou converti au judaïsme et ne pratiquant pas une autre religion ».
Année 1971 : "Année de l'arabisation" proclamée par le président Houari Boumediene en Algérie.
Année 1971 : Le gouvernement arabe qui a pris le pouvoir sur l'Algérie impose le décret du 27 juin 1971 qui a rendu l'arabe seule langue autorisée. L’article 7 de la loi no 91-05 du 16 janvier 1991 interdit toute autre langue que l’arabe:
Article 7
1) Les requêtes, les consultations et les plaidoiries au sein des juridictions sont en langue arabe.
2) Les décisions de justice et les jugements, les avis et les décisions du Conseil constitutionnel et de la Cour des comptes, sont rendus ou établis dans la seule langue arabe.
Bien que l'arabe classique soit effectivement la seule langue permise dans les cours de justice, l'arabe dialectal (ou arabe algérien) est habituellement utilisé, alors que le français et le Tamazight ne sont plus tolérés, sauf en cas de force majeure. Contre toute attente, les sentences des juges ne devaient être rendues qu'en arabe classique sont surtout formulées en arabe algérien. En somme, on peut dire que la justice et ses tribunaux utilisent exclusivement l’arabe de la tribu arabe de Quraychite (d'Arabie Saoudite).
Année 1971 : Le gouvernement arabe qui a pris le pouvoir sur l'Algérie lance l'ordonnance «portant extension de l'ordonnance no 68-92 du 26 avril 1968 rendant obligatoire, pour les fonctionnaires et assimilés, la connaissance de la langue nationale».
Année 1971 : Le cercle d'études berbères et l'UNEA (Union Nationale des Étudiants Algériens) sont dissous par le pouvoir de Boumediene après de nombreuses manifestations, grèves et l'arrestation de plusieurs étudiants pour "menées subversives".
Année 1971 : Nationalisation des hydrocarbures le 24 février : l’Etat acquiert 51 % des avoirs des sociétés pétrolières françaises présentes en Algérie. En novembre, le gouvernement lance la « révolution agraire » et la « gestion socialiste des entreprises » (GSE).
Année 1972 : Création d'un ensemble d'associations islamistes. Ce mouvement islamiste dont l'idéologie est basée sur l'hostilité au nationalisme arabe socialiste venu du moyen orient qui a déjà donné naissance a plusieurs coups d'état et la naissance des républiques dans le monde arabe : le baathisme et le nacirisme.