Une des façons -pour mieux comprendre l’histoire- est de la lire à grande échelle dans le temps et dans le contexte avoisinant. Ici le cas de Tamazgha (Afrique du Nord) en dates clés :
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Année 1986 : L’Académie algérienne de langue arabe est créée par décret. Elle est placée sous le haut patronage du Président de la République.
Cette Académie, qui est une institution nationale à caractère scientifique et culturel, a pour objectifs de :
"Servir la langue nationale en oeuvrant à son enrichissement, sa promotion et son développement ;
Préserver sa pureté et veiller à l’adapter aux réalités contemporaines en tant que véhicule d’invention scientifique et technologique ;
Concourir à son rayonnement en tant qu’outil de création dans les domaines des lettres, des arts et des sciences".
Année 1987 : La Jamaa islamique de Mr Abdessalam Yassine porte le nom de Adl Walihssane.
Année 1987 : Ouverture d’un Institut national supérieur de Culture populaire à Tlemcen. Il a pour vocation de "contribuer à la préservation du patrimoine culturel populaire algérien : traditions, coutumes, médecine traditionnelle, arts populaires, chants et poésies".
Année 1987 : A l’occasion du 25e anniversaire de l’indépendance, l’un des "poseurs de bombes", Mohamed Haroun est libéré de la prison de Lambèse après onze années de détention, bénéficiant d’une grâce présidentielle.
Année 1987 : Le grand prix national des Lettres est décerné à Kateb Yacine à Paris.
Année 1987 : Certains des plus "chanceux" parmi les militants amazighs lybiens, qui ont réussi à fuir le pays, ont été rattrapés par les services secrets de Kadhafi et assassinés. C’est ainsi que le 26 juin 1987, Youssef Salah Kherbich a été tué à Rome (Italie). Ces crimes macabres sont légitimés au nom d’une idéologie barbare, raciste et impérialiste : l’arabo-islamisme.
Année 1987 : Le 7 novembre 1987, Habib Bourguiba, le «combattant suprême» et «président à vie» fut déposé par son premier ministre Zine el-Abidine Ben Ali, sous prétexte que son grand âge (84 ans) le rendait incapable de gouverner plus longtemps le pays. Il avait été déclaré «médicalement empêché» de remplir sa fonction. Dans un livre intitulé Notre ami Ben Ali, les journalistes Nicolas Beau et Jean-Pierre Tuquoi racontent ce qui suit: « Sept médecins dont deux militaires, sont convoqués en pleine nuit, non pas au chevet du malade [Bourguiba] mais, là encore, au ministère de l'Intérieur. Parmi eux se trouve l'actuel médecin du président, le cardiologue et général Mohamed Gueddiche. Ben Ali somme les représentants de la faculté d'établir un avis médical d'incapacité du président. «Je n'ai pas vu Bourguiba depuis deux ans», proteste un des médecins. «Cela ne fait rien! Signe!», tranche le général [Ben Ali]. »
Le général Ben Ali devint, en tant que successeur constitutionnel, président et chef suprême des forces armées. Dans une déclaration faite à la radio nationale, il annonçait ainsi sa prise du pouvoir : « L'époque que nous vivons ne peut plus souffrir ni présidence à vie ni succession automatique à la tête de l'État desquels le peuple se trouve exclu. Notre peuple est digne d'une vie politique évoluée et institutionnalisée, fondée réellement sur le multipartisme et la pluralité des organisations de masse. »
Ce «coup d’État constitutionnel» Mais cela sera pour consommation interieur, le general putshiste qui a chaoisi la politique d’arabisation, sera lui aussi président à vie.
Année 1988 : Avec l'ouverture politique l'arabisation devient une question secondaire dans l'opinion publique Algérien.
Année 1988 : Une table ronde réunit des militants berbéristes à Tizi-Ouzou. Des divergences apparaissent.
Année 1988 : Une importante réunion de militants du Mouvement culturel berbère a lieu près d’Azeffoun (Tizi-Ouzou ). Elle déclare l’urgence de créer une organisation politique du MCB.