Une des façons -pour mieux comprendre l’histoire- est de la lire à grande échelle dans le temps et dans le contexte avoisinant. Ici le cas de Tamazgha (Afrique du Nord) en dates clés :
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Année 1997 : Un accord est conclu entre la France et la Ligue arabe, qui consiste à accorder le statut diplomatique au Bureau que la Ligue arabe installé à Paris depuis 1974 et régit ses privilèges et immunités sur le territoire français. Il faut noter que cet événement coïncide avec la création à paris du 1er congrès Mondial Amazigh, pour la première fois dans l’histoire des peuples d’Afrique du Nord.
Année 1997 : Le 1er congrès du CMA s’est tenu les 27, 28, 29, 30 août 1997 à Tafira (Las Palmas, Iles Canaries). Il a réuni, pour la 1ère fois de l’histoire récente des imazighen, les représentants de l’ensemble des composantes du peuple amazigh notamment les Canariens, les Marocains, les Algériens, les touaregs, ainsi que la diaspora établie en Europe et en Amérique du Nord. En somme, se sont quelques 350 délégués, venus participés à ce premier congrès dans le but de se rencontrer, mieux se connaître, débattre et proposer des perspectives nouvelles au mouvement amazigh en général.
L’étape de Tafira constitue un grand moment dans l’histoire amazigh. Le moment où imazighen ont définitivement décidé de prendre en charge eux-mêmes leur propre destinée. De ce 1er congrès sont nés beaucoup de projets ambitieux pour restaurer les droits fondamentaux des Imazighen partout ou ils se trouvent.
Malgré cette ambition, les congressistes n’ont pas laissé passé, encore une fois, cette étape passé dans le calme. Les mêmes problèmes qui étaient à l’origine de la fin tragique du CNC, se sont réapparues lors de ce congrès. La délégation marocaine n’est pas arrivée à un consensus pour présenter ses 10 représentants au Conseil Fédéral et a décidé de quitter la salle du congrès. Ce qui a obligé les responsables de l’organisation à permettre aux marocains de désigner ultérieurement leurs représentants.
Année 1997 : L’Armée islamique du salut (AIS), bras armé de l’ex-FIS et opposée aux GIA, annonce une trêve à partir du 1er octobre. Le 23 octobre, après avoir remporté les élections législatives de juin, le Rassemblement national démocratique (RND) de M. Zeroual obtient plus de 55 % des sièges des assemblées communales. La répression va crescendo.
Année 1998 : Le gouvernement arabe qui a pris le pouvoir sur l'Algérie impose le 5 juillet 1998 (date anniversaire de l’Indépendance) comme date limite pour l'arabisation de tous les aspects de la vie algérienne (administration, affaires, médias, éducation, etc.). Le peuple Amazighe en Algérie est par la suite déclaré «hors-la-loi dans son propre pays».
Année 1998 : Assassinat du chanteur kabyle Lounès MATOUB. Plusieurs morts et blessés dans des conditions ambigues lors des émeutes qui s'en suivent en juin et juillet en Kabylie.
Année 1998 : Signature par le Liamine Zeroual du décrêt portant sur la généralisation de la langue arabe.
Année 1998 : En septembre, M. Zeroual annonce sa volonté de démissionner et la tenue d’une élection présidentielle anticipée.
Année 1998 : Ce jour là les anti-amazighs où les nouveau nord-africains Nazis ont assassiné le symbole du militantisme amazigh Mr Matoub Lounes.
Année 1998 : En milieu de journée, le plus éclairé esprit amazigh tomba sous les balles assassines. Le génie kabyle est mort; alors le vent du désespoir s’empara de la jeunesse, des ainés, des hommes et des femmes et de tous les « hommes civilisés » de part le monde, pour reprendre ainsi les mots du Président français de l’époque M. Jacques Chirac. Le deuil ne se fera jamais et l’éternelle blessure est toujours là, semblable uniquement à l’exécution d’un autre génie amazigh : YUGURTEN, à Rome.
Année 1999 : La mort de Hassan II et la succession au trône de son fils Mohamed VI.