Arabe
English
 
 
Les états nations de Tamazgha
 Algérie
Egypte
 Iles Canaries
 Libye
 Mali
 Maroc
 Mauritanie
 Niger
 Tunisie
 
 CMA
 Pétitions
 

 

REFLEXION SUR LA PLURALITE ALGERIENNE


Le concept d’algérianité suppose la pluralité et la diversité de sa composante pleine et entière sans distinction et prédominance aucune ainsi que le rejet de toute forme d’unicité d’où qu’elle vienne et sous toutes ses formes, identitaires, linguistiques, religieuses, culturelles et autres. Il est le point cardinal de toute ligne organisationnelle pour une Algérie tournée vers l’avenir avec tous ces enfants unis. Mais hélas, la vacuité, le vue et le vécu quotidien, dans bien des cas, amplifiés par des dogmes idéologiques ainsi que par la non gouvernance de ce qui est appelé Etat, semblent en dehors de ce principe. Cet état de fait est l’un des facteurs qui ont engendré la situation actuelle et tiré l’Algérie vers le bas. La raison aurait voulue à ce qu’il y ait au niveau des pouvoirs qui se sont succédés depuis l’avènement de l’indépendance (03.07.62 date réelle) une réflexion, une pensée politique et pédagogique en tout point de vue et en adéquation avec la réalité, géographique afro-méditerranéenne et historique jalonnée dans le temps par l’enrichissement des apports civilisation els, depuis son entrée dans l’histoire universelle (installation de deux comptoirs phéniciens à l’actuelle Tigzirt – Wilaya de Tizi Wezzou -).

Par contre si ce qui est considéré comme Etat et gouvernance s’étaient axés sur la construction de la nation qui est un bien commun, sur le développement économico-financier, sur la démocratie républicaine et sociale ainsi que sur la formation citoyenne au lieu et place des factuelles et d’arguer des fuites en avant ainsi que des accusations de la main étrangère au moindre problème et contrainte, ou autre fallacieux motifs pour détourner l’attention de la cité sur les réels problèmes et l’y focaliser tout en le manipulant, l’Algérie aurait pu éviter bien des déboires, des marasmes et des crises multiformes et multidimensionnelles.

Ce n’est pas en salivant ou en allongeant à profusion des écrits noir sur les pages blanches de telle ou telle prétendue constitutionnalisation qu’on se dédouane de la négation sournoise du plurilinguisme (arabe et amazigh ou vice versa) algérien, voir nord africain et pays limitrophes, par le fait de l’histoire, de la formation des peuples et des pays ainsi que des nations, car aucune factuelle ne saurait tamiser le palpable et balayer du revers de la main le retour de la têtue vérité vraie au moment où on l’attend le moins et que l’on ne choisit pas.

Les conséquences de l’élément déclencheur du printemps amazigh (berbère) de 1980 ont-t-elles été perçues sans calcul et mesurées auparavant par les pouvoirs qui l’ont engendré à la suite d’une interdiction de conférence qu’allait animer le regretté Mulud Mammeri à l’université de Tizi Wezzou ? La répression sauvage, irréfléchie et assassine du printemps noir de 2001 contre les marcheurs pacifiques qui dénonçaient le dédain, la désaffectation économiques, financière et sociales ainsi que l’inégalité juridique de statut dans les faits entre les deux langues algériennes que sont tamazight et l’arabe (ou vice versa), n’a-t-elle pas servi d’alibi à des fins occultes, entre les réels décideurs, et de focalisation des populations pour ne pas s’intéresser à d’autres questions de l’heure qui secoues l’Algérie ? Le machiavélisme, les actions de dénaturer la composite algérienne, le favoritisme, l’absence de volonté politique pour réconcilier l’algérien avec ce qu’il est et l’opposition d’une langue à une autre ne sont- ils pas aussi le produit des prises de positions politiques des uns et des autres qui, au demeurant et à juste titre, son forts compréhensibles même
si elles ne sont pas partagées par tous dans leurs globalités ?

Outre les symptômes politico-économico-financiers et sociétal qui rongent et hypothèques inlassablement le devenir de l’Algérie dans son ensemble par le fait d’une gouvernance irréfléchie et ethniciste qui cache bien les enjeux; les questions identitaires, linguistiques et culturelles n’auraient pas de complexes supposés et raisons d’être si le pouvoir n’était pas un outil d’application de je ne sais quoi et quelles convictions. La dénégation, la hiérarchisation et le décalage d’officialisation discriminatoire qui institutionnalise un deuxième collège linguistique, la redondance, l’adverbe - également - (facteur de doute), et les non dits dans les textes voulues par le législateur d’hier et d’aujourd’hui, le dogmatisme idéologique et politique interne et

extraterritorial ont prévalu et prédominé sur la sagesse et le bon sens, à l’instar des nations et peuples libre pour le vivre ensemble dans la pluralité et la diversité dans une Algérie meilleure.

Mon ami et compagnon de combat, le Dr Mouloud Lounaouci, du printemps amazigh (berbère) d’Avril 1980 a, lors de la commémoration de cette date anniversaire à Montréal – Canada- (20 avril 2017), abondé, en quelques sortes et en des termes différents, dans le même sens que moi sur ce que j’ai toujours compris à propos de la constitutionnalité de Tamazight sur le plan national et officiel comme un flou juridique « Mme Martine Aubry, maire de Lille – France- avait dit : quand il y a un flou, il y a un loup », un écran de fumée, un leurre et une tromperie citoyenne. Celui-ci avait même considéré, lors de cette conférence, les démarches du pouvoir de truanderie politique.

Château Brian avait dit : Pour être l’homme de son pays, il faut être l’homme de son temps. Toute la question est là.
* Ancien membre du Mouvement Culturel Berbère (1980)
* Membre fondateur de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme


Auteur: Madjid Ait Mohamed
Date : 2017-06-27


Suivez-nous sur Facebook
 

 
Communiquer
Partager sur Facebook avec vos amis-es
 
 
La plume de Madjid Ait Mohamed
Envoyer l'article à un ami
Article lu 40709 fois

 

 

Les commentaires

Important :Prière de noter que les commentaires des lecteurs représentent les points de vue de leur auteurs et non pas d’AmazighWorld; et doivent respecter la déontologie, ne pas dépasser 6 à 10 lignes, critiquer les idées et non pas les personnes, êtres constructifs et non destructifs et dans le vif du sujet.

 

 
Votre commentaire ici :
Nom
Email (votre email ne sera pas affiché)
Titre
Commentaire
  Sécurité : copier le code suivant qe2qslky ici :  
 
 

 
La Catalogne a gagné son droit à sa République : Communiqué du government provisoire kabyle
Le déploiement policier espagnol n’a pas empêché la tenue du référendum d’autodétermination en Catalogne. L’usage de la force contre des électeurs décidés à faire entendre leur voix en faveur de leur indépendance, de manière démocratique et pacifique, a fait perdre la face à l’Espagne où se réveillent dangereusement les vieux démons du franquisme. Les images insoutenables de femmes et d’hommes en sang, de visages tuméfiés, en larmes mais toujours dignes, illustrent on ne peut mieux la défaite de la répression ordonnée par Madrid.... Lire la suite - - Auteur: Anavad - Date : 2017-10-03

 

 
Lette d’alerte du Congrès Mondial Amazigh au gouvernement espagnol après son intention d’extrader en Algérie deux militants Mozabites
Messieurs Les Ministres,
Comme vous le savez certainement, le gouvernement algérien persécute et réprime gravement les Amazighs d’Algérie. Depuis l’année 2013 particulièrement, le peuple amazigh du Mzab est victime de violences raciales exercées par les Arabes algériens avec le soutien avéré des autorités de police et de justice. Durant l’été 2015, une trentaine de Mozabites ont été tués et des centaines ont été blessés dans diverses localités du Mzab, notamment à Ghardaia et Berriane. La police a également arrêté environ 150 Mozabites et les a accusés de « porter atteinte à la sûreté de l’Etat » et à « l’unité nationale ».
... Lire la suite - - Auteur: CMA - Date : 2017-09-18

 

 
Observatoire : Non à l'extradition vers l'Algérie des deux militants des droits humains amazighs du Mzab, Salah Abbouna et Khodir Sekkouti, incarcérés en Espagne
L’Algérie a émis un mandat d’arrêt international à l’encontre de ces deux militants pacifistes avec un dossier monté de toutes pièces les accusant de terroristes. Il est de notre devoir d’interpeller les autorités espagnoles. Salah Abbouna et Khodir Sekkouti ont toujours œuvré pacifiquement dans le respect du droit international pour faire valoir les droits fondamentaux, les libertés individuelles et collectives du Mzab (région au sud d’Alger) dont ils sont natifs. Ils ont aussi continuellement dénoncé la violation des droits de l’homme et les exactions que subissent quotidiennement les militants mozabites en Algérie.... Lire la suite - - Auteur: Observatoire Amazigh des Droits et Libertés - Date : 2017-09-11

 

 

Headquarters : Amazigh World  (Amadal Amazigh), North America, North Africa

  amazighworld@gmail.com

Copyright 2002-2009  Amazigh World. All rights reserved.