Le sort des Nord africains restera-t-il prisonnier de l’état français ou dépendra-t-il un jour du pays de l’oncle Sam, pays de la liberté, de la démocratie et des droits des peuples autochtones ?
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| Mohamed El Bouazizi : le tunisien qui a mis fin à la dictature de Ben Ali en mettant fin à sa propre vie! |
LA REVOLTE DU PEUPLE TUNISIEN CONTRE LA CONFISCATION DE SA LIBERTE ET DE SA DIGNITE
I - Présentation

Les événements de la Tunisie, décembre -2010– janvier -2011-ont suscité au niveau régional, la peur, l’inquiétude et l’embarras. A l'international ils ont provoqué des réactions diverses et des prises de position multicolores.
Des réactions surprenantes des fois, voire incompréhensibles, sont enregistrées au compte des pays considérés comme étant les champions de la pratique démocratique et respectueux des libertés individuelle et collective des individus quelle que soit leur identité culturelle, leur penchant cultuel, leur couleur politique ou leur origine. La France fait partie, avec la Lybie, des régimes qui ont méprisé le peuple tunisien en lui conseillant cavalièrement de garder le régime de Ben Ali pour être le meilleur!
Aussi cette question s’impose : Le sort des Nord africains restera-t-il prisonnier de l’état français, ou basculera-t-il, un jour, du coté du pays de l’oncle Sam, pays de la liberté, de la démocratie et des droits des peuples autochtones?
Nous savons, cependant, et nous en sommes profondément convaincus que : « Le présent et le futur des Amazighs(es), peuple de l’Afrique du Nord, Il ne faut jamais l’oublier, sont entre les mains des Amazighs(es) eux (elles) mêmes !
II -Les turbulences françaises
La France est la puissance coloniale qui continue toujours de faire et de défaire les politiques dans les pays de l’Afrique du Nord. L’état français est solidement présent à Alger, Rabat, Tunis et Nouakchott. Tous les secteurs stratégiques, dans ces capitales, sont contrôlés et gérés, dans l’ombre, par lui. Il cautionne ostentatoirement les régimes en place et ils lui en savent profondément grès à leur tour.
Comment donc l’état français a-t-il réagi à la révolte miraculeuse et pédagogique contagieuse du peuple tunisien?
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Saddam Husein |
Il a tout simplement répété sa sinistre expérience, malheureuse et humiliante, du 09-04-2003, quand il a soutenu, contre la morale, la solidarité et la justice universelles, Saddam houssine et jusqu'à la dernière minute de vie de celui-ci, -09-12-2006-.
Le journal français, le monde daté du 17 janvier 2011, publiait et confirmait, on ne peut plus clairement, l’attitude de l’état français, à ce sujet, je cite : « La diplomatie française a défendu jusqu’au bout le régime tunisien. Mme Alliot-Marie, -ministre des affaires étrangères-, réduisait les troubles à un problème de professionnalisme des forces de sécurité», fin de citation.
C’est le journal le monde, encore lui, qui publie dans le même numéro précité, l’article de ses envoyées spéciales à Tunis, Isabelle Mandraud et Catherine Simon intitulé, je cite : « Les manifestants en colère contre le manque de soutien de la France », fin de citation.
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Chirac |
Colin Powell |
Colin Powell, -secrétaire d’état américain pour la période allant du 20 janvier 2001 au 26 janvier 2005-, formulera à l’adresse de J.Chirac après la chute du régime de Saddam, la célèbre phrase, je cite : «lorsqu’on quitte un club on n’y retourne pas pour dîner». La France avait quitté en effet le club des alliés pour soutenir, seule, le dictateur arabe Saddam Houssine.
Le même scénario se répète donc, actuellement à propos des événements de la Tunisie, janvier 2011! Cela ne peut être considéré comme étant une maladresse ou une précipitation inhabituelle des dirigeants de l’état français.
En revanche, il est permis d’y déceler un clin d’œil, espiègle, de nature à rassurer les dirigeants, parents et amis, qui sont toujours en place dans les autres pays de l’Afrique du Nord. Ce qui serait une méprisante fidélité de circonstance et de l’instant à leur égard et une trahison tordue des peuples qu’ils dirigent.
Si le gouvernement américain a franchement pris position, dès le début des événements, en faveur du peuple tunisien dans sa révolte, en convoquant, et à plusieurs reprises, l’ambassadeur tunisien à Washington afin qu’il rappelle à Ben Ali la ferme opposition des Etats-Unis d’Amérique à l’utilisation de la force contre les manifestants et qu’ils recommandent, plutôt, l’usage de la négociation et du dialogue.
L’Etat français, en revanche, s’est couvert de ridicule en optant pour un soutien indéfectible à Ben Ali contre le peuple tunisien. Soutien cependant, hésitant, confondant, tremblant et intensément préjudiciable!
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Mme Alliot-Marie |
Sarkozy |
Ben Ali |
Pour tenter de justifier son comportement suspect et que le Peuple français a récusé violemment et dans son écrasante majorité, l’Etat français prétend que le régime « démocratique et laïc » de son ami et parent Ben Ali est dans le collimateur des islamistes radicaux d’aqmi qui se préparerait à l’anschlusser! Il est de notre devoir, par conséquent, rappelle l’état français, de ne pas laisser la Tunisie sombrer dans un islamisme haineux, barbare et raciste !
Arguties fumeuses qui ne peuvent faire oublier l’extrême disposition de l’état français à rapidement venir en aide à tout dictateur féroce de l’Afrique ou du moyen orient en difficulté avec son peuple, pourvu qu’il y ait quelques matières premières à glaner ou quelques commandes de quincaillerie de mort à signer.
Faut-t-il rappeler que la France est plus menacée par une islamisation radicale de l’intérieure que la Tunisie ? Que fait la France pour éradiquer cette réalité? Est-elle en position crédible pour donner des leçons dans ce domaine ?
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Ben Ali |
Habib Bourgiba |
Cet état Français si attentionné et si vigilant, quand il s’agit de protéger ses bailleurs de fonds, oublie ou feigne d’oublier que Ben Ali a déjà partie liée avec les islamistes de Tunisie et depuis belle lurette!
N’a-t-il pas, en effet, interdit, en Tunisie, de rompre le jeûne pendant le mois de ramadan alors que Bourguiba l’avait autorisé? Un geste méprisable et douteux qui renvoie le peuple tunisien des décennies en arrière!
Comment l’état français peut-il ignorer cela, lui qui sait tout des régimes qu’il cautionne et protège en Afrique du Nord notamment? Lui qui est un grand ami de l’Arabie saoudite à qui il ne refuse rien, à qui il vend de la quincaillerie militaire à coup de milliards d’euros et de qui il reçoit un quota régulier de pétrole à un prix de principe dérisoire ?
III - La sagesse de l’Arabie Saoudite et la frilosité française !
Le comportement de l’Arabie Saoudite, en revanche, et dès le début des événements de la Tunisie, témoigne, d’une diplomatie rompue aux situations les plus pointues.
Elle se fend d’une déclaration de soutien sans équivoque par rapport au peuple tunisien, au moment où la France, pays de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, baisse la tête, ferme les yeux et fonce dans les ténèbres pour porter secours à Zine El Abidine Ben Ali !
L’Arabie Saoudite, en accueillant le président fuyard et en soutenant en même temps le peuple révolté, réalise un coup de génie qui résume la fine filouterie de l’orient sublime !
Le journal le monde, encore lui et rien que lui, publie dans le même numéro que dessus, la dépêche de l’agence France presse au sujet de la décision lumineuse de l’Arabie Saoudite, je cite: « Un communiqué du palais royal saoudien a officialisé, vendredi soir 14 janvier, l’asile accordé au président déchu Zine El Abidine Ben Ali, dont l’avion s’est posé à Djedda dans la soirée après avoir quitté précipitamment Tunis.’ Le gouvernement saoudien a accueilli le président Zine El abidine Ben Ali et sa famille dans le royaume en considération pour les circonstances exceptionnelles que traverse le peuple tunisien’. ‘Riyad, a ajouté ce communiqué, exprime son soutien à toute mesure bénéfique au peuple tunisien frère ‘et apporte sa solidarité totale avec ce peuple et espère la cohésion de tous ses enfants pour surmonter cette conjoncture difficile ».
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Fondation du maghreb "Arabe" en terre Amazigh le 17 Fev 1989 |
Roi d'Arabie |
Par conséquent, la victoire inattendue du courageux peuple de Tunisie a forcé et précipité le départ en exil de Ben Ali à la grande tristesse de l’état français. Celui-ci aurait dû accueillir Ben Ali à Paris pour rester cohérent et logique dans sa réaction à la révolte du peuple tunisien
Rapidement cependant, et pour sauver la face, si c’était possible, l’état français entreprend la diffusion de communiqués tout azimut pour lentement mais sûrement essayer de faire amende honorable et faire oublier la méprise qu’il a affichée au début de la crise.
L’état français, en se comportant de la sorte, s’est retrouvé tout seul en compagnie du roi des Rois de l’Afrique le sieur Kadhafi. Le libyen, (par erreur), soutient, comme la France le vampire de Tunis.
Ne dit-on pas que qui s’assemble se ressemble?
Dès que Ben Ali s’est senti acculé de faire dardar la valise, sous la pression de la rue, il prend l’avion et se dirige vers la France. Celle- ci aurait ordonné au pilote de faire demi-tour et de se diriger vers d’autres horizons.
Seule l’Arabie Saoudite, enchantée d’offrir l’asile et souhaiter la bien venue au dictateur de la Tunisie avec lequel elle partage les mêmes valeurs et les mêmes idéaux, accepte de le recevoir !
Le lendemain de cette virée catastrophe, marquée par des hésitations et beaucoup d’affliction et de déconvenues, la France renoue timidement avec l’usage d’une terminologie mieux cadrée et progressivement respectueuse des événements de la Tunisie. Le mot "démocratie «refait son apparition dans les communiqués de l’Elysée.
Toujours le même journal le Monde du 17 janvier 2011 publie dans ses pages le communiqué diffusé par l’Elysée le 15-01-2011 à 14 h et où on peut lire : «Depuis plusieurs semaines, le peuple tunisien exprime sa volonté de démocratie. La France, que tant de liens d'amitié unissent à la Tunisie, lui apporte un soutien déterminé. »Quelle déchirure ! Quel aplomb.
Auparavant, pourtant, l’état français ne faisait que prendre acte des événements sanglants que vivait la population de Tunisie.
Chose étonnante, les Etats-Unis ont pris de court, la France en exigeant dès le début des événements «l’organisation d'élections libres en Tunisie et dans les meilleurs délais ».
Deux longues journées après la fuite du couple qui a vidé les caisses de l’état et les poches des contribuables et ce pendant 23 longues années, l’Elysée ose enfin accuser Leïla Trabelsi, l’épouse de ben Ali d’avoir volé 1,5 tonne d’or de la banque de Tunis. Ce que récusent, d’ailleurs, les responsables tunisiens en place.
Le journal le Monde, toujours lui, et toujours le même numéro précité rapporte à ce sujet, je cite : « …..Il semblerait que la femme de Ben Ali soit partie avec de l’or », explique un responsable politique français. « 1,5 tonne d’or, cela fait 45 millions d’euros », poursuit-il. Précision d’un conseiller de l’Elysée : «L’information vient essentiellement de source tunisienne, en particulier de la banque centrale. Cela a l’air relativement confirmé.» A la banque centrale de Tunisie, on dément l’information écrit le monde.
Que représente au fait cette modique somme d’argent, en supposant que les faits rapportés soient exactes, ce qui est loin d’être acquis, dans le magot colossal que le dictateur et sa famille ont pu ramasser pendant 23 ans passés aux commandes d’un pouvoir despote, véreux et corrompu?
23 ans de captation généralisée des biens communs par les cercles liés au régime véreux de Ben Ali, de pillage, de détournement, de vol, de corruption et de cumul rapidement mis en sécurité, non en Tunisie bien sûr, mais en France et en Suisse bien évidemment.
IV- L’Amérique d’OBAMA
L’Amérique d’OBAMA vient de montrer, à l’occasion de la révolte du peuple tunisien, et à la grande satisfaction du monde entier, un visage tout nouveau de leur politique internationale vigoureuse, de leur savoir faire et de leur détermination à s’opposer fermement aux tueries des innocents, à soutenir les exclus, les opprimés, les démunis, les peuples autochtones et les colonisés .
Il y a lieu de s’en réjouir intensément.
C’est cette Amérique d’OBAMA qui a poussé dehors le dictateur de la Tunisie qui se préparait à faire un massacre parmi les manifestants en demandant à l’armée de tirer à balle réelle sur les citoyens. Celle-ci a refusé bien sûr !
C’est cette Amérique qui a aussi, convaincu l’Arabie Saoudite d’offrir l’asile à Ben Ali et à sa famille.
OBAMA justicier de la planète Terre, OBAMA, un cadeau du Cosmos pour plus de justice, d’équité, de dignité, de liberté, de développement durable et digne sur cet habitat commun de l’humanité, la planète terre.
Quelles leçons peut-on déjà dégager, au stade actuel des révoltes de jasmin et du Nil, qui ne sont pas Encore couronnées de succès définitifs et qui sont menées de mains de maîtres par deux peuples instruits, civilisés mais affamés et privés de tous les droits?
-Tout d’abord, l’observateur est frappé par la détermination et le courage dont font montre les deux peuples en révolte.
-La soif de dignité et de liberté, le rejet de l’injustice, de l’arbitraire et du féodalisme, donnent des forces insoupçonnables et irrésistibles aux valeureux héros de ces soulèvements qui forcent l’admiration et le respect.
-les initiateurs et les organisateurs de ces actes de bravoure, d’équité et de sacrifice individuel et collectif, dans les deux camps, ont compris que rien de beau n’est facile et qu’il y a un prix à payer pour arracher et imposer ses droits.
-Ensuite, il est temps que les puissances coloniales qui soutiennent aveuglément les bandits des grands chemins et les ennemis des peuples qui persistent dans la colonisation, le pillage et l’asservissement de vastes empires, rompent avec des comportements aussi condamnables, désastreux et méprisables pour les peuples qui en sont les victimes.
Ces peuples qui ont sacrifié leurs efforts et la vie de leurs meilleurs enfants pour défendre l’honneur, la dignité et la liberté des peuples de ces puissances coloniales.
V- Conséquences de l’impérialisme sous-traité
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ce choix? |
ou ce choix? |
Le déni d’identité, de justice, de dignité, de liberté et de développement durable équitable, politique adoptée par les bandits de grands chemins qui colonisent toujours l’Afrique du Nord, a poussé la jeunesse de cette région à aller s’investir ailleurs en quête d’un sort meilleur.
Emigrer vers l’Europe s’est donc imposé tout naturellement.
Rejoindre le nord de la méditerranée, au prix de sa vie, afin d’échapper à la misère, au chômage, à la culture arabo-islamique imposée et à l’humiliation de tous les jours, est vite apparu à la jeunesse tunisienne en particulier et Nord africaine en général comme étant le mirage et l’espoir de leur vie.
Les résultats de cette émigration, pour beaucoup d’individus d’ailleurs, se sont traduits, faut-il le reconnaître par une percée sociale et professionnelle inespérée et spectaculaire dans les pays d’accueil.
Cette masse d’émigrés rapporte, par ailleurs, des sommes colossales en devises fortes aux états de l’Algérie, du Maroc, et de la Tunisie, notamment. Sans que les émigrés concernés profitent, en retour et en reconnaissance de leur patrie, d’aucun avantage, chez eux ou dans leur pays d’accueil !
Au contraire, l’état marocain par exemple, intervient auprès des pays d’accueil pour accepter des imams et des instituteurs envoyés du Maroc pour assurer l’islamisation et l’ arabisation des émigrés, amazighs(es) dans leur écrasante majorité :
95% en Belgique et en Hollande et 90% en France. (Estimations des associations civiles du pays d’accueil).
Si les Amazighs se sacrifient pour aller travailler durement en Europe et rapatrier tout ce qu’ils gagnent là-bas vers leur pays d’origine, les arabo-islamistes qui occupent des postes de décision, hautement juteux, dans ces pays qu’ils occupent, font exactement le contraire : Les sommes colossales d’argent qu’ils ramassent de la corruption, du vol et du népotisme auxquels ils s’adonnent, au su et au vu de tout le monde, (voir Wikileaks), sont expatriées vers l’Europe en prévision de lendemains incertains dans les pays des femmes et des hommes libres.
L’empire arabo-islamique qui est un ensemble de pays colonisés par la force, islamisés par la force et en cour d’arabisation par la force, est vulgairement et honteusement appelé par les ignorants et les marchands des outils de la mort : « le monde arabe » !!! Un empire arabe oui mais certainement pas un monde arabe !
-L’ostracisme à l’égard des Amazighs(es), leur exclusion de toute responsabilité administrative d’intérêt, l’interdiction qui leur est faite de donner un prénom amazigh de leur chois, à leur progéniture, le refus d’enseigner leur langue maternelle, l’amazigh, le refus de déclarer cette langue : Langue nationale et officielle, attestent de l’exaspération, de l’humiliation, de l’injustice et du ras le bol des Amazighs(es) en Tamazgha !
Le makhzen pourtant, reconnait officiellement que 75% de la population actuelle du Maroc est amazighophone. Déduction logique : l’écrasante majorité des Marocains ne jouissent donc d’aucun droit! Est-ce acceptable? Est-ce juste?
La folklorisation de l’information en Tamazight aussi bien à la TV qu’à la Radio, médias dirigés et contrôlés par les arabo-islamistes, les programmes des médias parlés et écrits exclusivement consacrés pour islamiser et arabiser les Amazighs(es) dénotent des injustices, du désespoir et des exclusions qui sont de nature à pousser à accomplir l’irréparable.
Le ras le bol et le désespoir tendent à se généraliser et la prise de conscience gagne les souches les plus démunies
et les plus isolées dans la nature.
Les facteurs de révolte sont si provoquant que les populations de l’Afrique du Nord sont devenues extrêmement sensibles à tout mouvement de masse qui réclame justice et équité dans leur patrie.
-La ferme volonté des populations concernées d’user de tous les moyens pour relever la tête et vivre dignement chez elles devient un enjeu à porté de la main.
N’est-ce pas le sens profond du recours à l’immolation par le feu pour attirer l’attention nationale, régionale et internationale sur le sort qui continue d’être infligé aux Tunisiens et aux Africains du Nord dans leur propre pays?
-La mort par le feu de Bouâzizi à sidi bouzid, en Tunisie, est déjà suivie par celle de 12 algériens, 1 mauritanien et 110 égyptiens et dans les mêmes conditions et pour les mêmes motifs!
-Les Amazighs sont donc décidés non seulement de continuer la lutte pour récupérer leur dignité et leur identité culturelle mais de se sacrifier corps et âme jusqu’à l’obtention de leur droit à une existence digne, libre et respectueuse des valeurs pérennes qui les distinguent et les caractérisent.
-L’ébullition que vit l’Afrique du Nord et que les événements de Tunisie, décembre 2010- janvier 2011 et d’Egypte, janvier 2011, ont attisée, une prédisposition et une conviction des peuples impliqués, à aller jusqu’au bout pour obtenir leur droit légitime
Et universel.
-Sortir de la misère, de l’ignorance, de l’exclusion, de l’état de sous-humain où les Nord Africains sont confinés, mettre fin à l’humiliation qui leur est imposée et se libérer du fatalisme qui les atrophie,…a un prix.
Il n’y a pas si longtemps, Les jeunes nord Africains étaient disposés à offrir leurs vies aux ‘requins’ de la méditerranée pour passer de l’autre coté sur la rive nord de celle-ci, considérée comme étant l’eldorado dont chacun rêve en secret. Aujourd’hui, ils mettent en place un genre nouveau de lutte, sur le sol de leur patrie, pour attirer l’attention sur le sort humiliant que leur imposent les dirigeants de ‘droit divin’ qu’ils ont forcément et malencontreusement hérités.
L’immobilisme des pays nord africains et du moyen orient est appelé à disparaître. La croyance de leurs dirigeants en une mission divine dont ils seraient investis n’illusionne plus qu’eux-mêmes. La mise à nu de leur réelle réalité vient d’être en partie, divulguée par wikileaks.
Les champions inconstants des discours sur la démocratisation, (usa et Europe), ont toujours protégé, au nom de la paix sociale, de la stabilité et du bien être des populations concernées, (encore faut-il le prouver !), les régimes les plus féroces et les plus opposés aux valeurs qu’ils préconisent. Au nom des populations meurtries, exsangues et désespérées :Cela doit cesser !
Le 1er Février 2011. A.A
Auteur: Ahmed Assermouh Date : 2011-02-03 22:34:00