Ces" berbères" de mes bottes

Tibratin n imazighen  

Ils sont partout et nulle part, nombreux et minoritaires, tel un mirage!. Tenter de les saisir et ils vous glissent entre les doigts comme du sable. Vous les côtoyez tous les jours, toutes les heures, ils hantent vos rêves et rythme votre souffle. Leur conditions vous inspire le desaroi et I’angoisse. Leur misère est colossale et vous inspire la pitié. Mais à chaque lueur d'espoir, ils se recroquevillent dans leur coquille à laquelle il se colle frénetiquement ou disparaissent de votre vue, s'evaporent, tel un rêve avorté.Courez les reunir, les rattraper et ils se dispersent volontairement comme un troupeau éxcité par le chacal. Et vous revoilà seul, au milieu d'une foule solitaire, anonyme, entouré d'ombres de créatures indefissables dont le destin vous innonde! autant dire vous enlace!.

Vous leur paraissez contagieux comme un lépreux; étrange comme leur destin; insolite comme une météore ! changer de tactique, approchez-les en douceur! Puis parlez leur de leur malheur, de leur aliénation séculaire, de leur déracinement millénaire, et ils vous bouderont indifferement. Pour tous les beaux discours que vous leur tiendrez, ils préferent continuer à «brouter» les dérnières brindilles d'herbe; acculez-les jusqu'au fond de leur pensée et ils vous disent qu'il préferent plutôt le suicide volontaire du deséspoir. Surtout, oh! surtout pas, ne leur parlez pas de leur histoire; Pour eux, elle a un goût amer et ne sert vous disent-il qu'à raviver leur remord...la mort dans l'âme, ils continuent à vivoter dans l'attente que l'ange Gabriel délivre leur soufrance et met fin à leur rnaux amen !

Parlez leur de tout sauf d'eux mêmes!. Et les voilà qui expliquent. raisonnent, commentent, analysent..ils vous semblent gais, aimant la vie et ses plaisirs, une vie qu'ils croient la leur mais qui en fait enterre la leur...Dés qu'il vous tente d'adopter une attitude sérieuse ne serait-ce qu'allusivement, ils se figent net vous biglent d'un regard en rire jaune et vous demandent d'une voix molle et fiévreuse, d'une voix flasque et visqueuse, de leur foutre la paix pour avoir déranger justement leur hibernation dans la paix!. Et vous revoilà reparti de nouveau, mais cette fois pour de bon.

J'en ai connu de tout genre et de tous les profils: ceux qui pleurent horriblement leur passé et maudissent leur sort; ceux qui continuent à émettre le dernier chant de signe; ceux qui ont opté pour la vie propre progéniture; Ceux qui vous tiennent des discours creux à vous donner l'envie de vômir, ceux qui se complaisent dans leur situation confortable de "personnage" réspecté et réspectable, admiré mais non admirable; ceux qui baignent dans l'aliénation et le barttardissement, ceux qui se sont érigés au rang d' « intellectuels » qui mélangent la science et leur conscience; ceux qui ont renié leur essence et leur enfance; ceux qui ont déserté leurs villages pour un mirage...Et une minorité malheureuse de ceux qui continuent à nourrir leur illusion, leur éspoir, leur rêve de se voir un jour reconciliés avec eux mêmes, ceux qui pansent leurs bléssures, enterrent leur morts recoltent les morceaux éclatés de leur être, torturent leur conscience, tentent de souder la fissure, la scission qui s'est opérerée entre leur corps et leur âme, ceux qui tentent désesperement de guérir le mal qui ronge leur entité, qui niche en eux-mêmes, ceux qui sont déchirés dans leur essence et leur coeur, ceux qui saignent dans leur corps et leur existance ceux pour qui rien ne vaut le retour à l'essence, ceux qui aiment leur effance et luttent contre leur ignorence; ceux qui tentent de se faire un chemin au milieu des ténêbres...

Et vous dans ce spectacle insolite! ne vous éfforcez pas de réagir , de réagir ou de rire !  votre choix n'engage personne, votre choix n'engage que vous, votre peur aussi. Les faits sont là! devant vous; surtout ne vous précipitez pas; il ne faut pas vous dire que vous devez "commetre" un choix! vous êtes face à vous même, tel que vous êtes, le miroir vous renvoie votre image brisée! ou vous opérez alors la fusion, ou vous enterinez le divorse; ou vous modelez votre harmonie, ou vous vivrez éclaté ! Otez votre muselière ou on vous mettera une bandoulière Oh! Berbères de mes bottes ! votre identité, réclame lamentablmement sa liberté!  

M. ag mussa.  

 
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