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| FORMATION ET EVOLUTION
DU TIFINAGH |
| Rôle de la femme Tamazight
Premières traces de Tifinagh
Déchiffrement et recherches
Centres de recherche et d’enseignement
deTamazight |
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Vingt – cinq siècles
de domination , au moins , ont occulté l’écriture propre des
Imazighen. Seules les communautés nomades, les touaregs, qui , par la mobilité
de leur mode d’existence, ont échappé plus ou moins partiellement à
l’emprise de la domination.
Le tifinagh est
composé de caractères géométriques, de barres, de cercles et de
points, écrits dans tous les sens.
Dans les
communautés sédentaires, ce sont les femmes qui transmettent encore l’écriture
authentique, souvent à leur insu. |
| Rôle de la femme Tamazight |
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Traditionnellement , la
femme tamazight est très émancipée.Elle gère la vie et assure la
transmission de la culture.
Ce rôle
important de la femme tamazight, bien que modifié dans certaines régions
sous l’influence de l’Islam , persiste dans toutes les communautés.
C’est
grâce aux femmes surtout que la culture a été conservée, grâce à
leur stabilité, à leur conservation de l’idiome pur de la langue.
Le
tatouage facial et les motifs au henné, les figures géométriques dans
les tissages, les tapis, les soieries, les broderies, les bijoux, témoignent
de leur savoir de l’écriture. Celle – ci a survécu partout dans la mémoire
collective des communautés, et les archéologues ont pu démontrer que le
tifinagh a une longue histoire et une longue vie, comme les Imazighen eux
– mêmes. |
| Premières
traces de Tifinagh |
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Mais
l’approche ethnocentrique a, nolens volens, falsifié l’histoire des
peuples : l’histoire enseignée , l’histoire écrite ; sont
le monopole de quelques civilisations qui, par l’école et par la
guerre, ont imposé leur vision du monde.
Avec quel bon sens peut – on dire que l’écriture, par exemple,
est un privilège européen et que les autres civilisations sont restées
au stade de la littérature orale ?
C’est aux sumériens que la plupart des orientalistes, suivant en
cela J, Bottero, attribuent l’invention de l’écriture ; laquelle
se serait alors répandue en orient, aurait atteint l’Egypte, puis ,
quatre millénaires plus tard, l’Europe elle – même.
« L’Europe ne compte guère que
deux millénaires d’écriture. Si quelques ébauches d’alphabet
apparaissent dans le latin vers le VII siècle av.J.C.sous forme
d’inscriptions aujourd’hui impénétrables, rares brèves, tronquées,
c’est seulement à la fin du III siècle et au début du II que sont
composés les premiers documents écrits en latin, comme les comédies de
Plaute. Or la linguiste l. Homburger a démontré en 1929 que l’égyptien
ancien, dont les états successifs expliquent les vocabulaires de langues
africaines actuelles , s’est donné une écriture il y a six millénaires,
en 3300 av. J. C. » (K.Essom , 1978).
L’écriture Tamazight , le Tifinagh , existait déjà six siècles
avant l’alphabet grec , qui semble avoir inspiré les autres alphabets
européens.
Les
Imazighn faisaient peut – être autrement usage de leur alphabet et de
leur écriture que les Romains. Néanmoins, les raisons historiques
auxquelles nous avons fait allusion ont abouti à ce qu’actuellement on
classe le Tamazight parmi les langues de caractères oral.
Les premières traces d’une écriture correspondante à la langue
Tamazight ont été trouvées par les archéologues. Les textes dont nous
disposons expriment le bilinguisme des Imazighn.Bien qu’écrits en
Tamazight la transcription S’est
doublée de l’écriture des dominants : le punique et le latin. Il
s’agit des inscriptions bilingues libyco – puniques et libyco latines
sur des rupestres et des stèles. Ces textes ont conservé des ethniques,
des anthroponymes et des toponymes. L’écriture « libyque »
fut découverte pour la première fois en 1631 sur une inscription
bilingue libyco – punique à yhugga
( Dougga, Tunisie
actuelle) datant de 200 ans av. J. – C.
Des trouvailles de gravures rupestres aux Iles Canaries , à Malte,
à Constantine, à lfighia ( Algérie) et à lixus ( Maroc) viennent d’élargir
le champ d’investigations. |
| Déchiffrement
et recherches |
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Le déchiffrement
des textes a commencé en 1843 par de Saulcy. Halévy, en 1874, a traduit
250 inscriptions. Les travaux de déchiffrement ont duré plus d’un siècle.
Mais ils n’ont pas abouti à des conclusions satisfaisantes. Les
recherches ont souvent été faites par des non berbérisants : archéologues
ou sémitisants, voire même par de simples amateurs ( officiers de
l’armée française, etc.). peu de travaux méthodiques d’importance
existent sur ce sujet (Chaker,
1973). G Marcy suggérait déjà en 1934 qu’il fallait de la
dialectologie berbère pour pouvoir déchiffrer les textes.
Cependant
les témoignages des historiens romains et arabes confirment à la fois
l’unité linguistique et la parenté de l’écriture et de la langue
berbère. L’état actuel des connaissances postule en effet que les
inscriptions libyques sont rédigées dans une langue qui est une forme
ancienne du berbère (Chaker, 1973).
C’est
surtout depuis la colonisation que les linguistes et philologues se sont
intéressés au tamazight. les recherches se faisaient en général en
vue de leurs propres intérêts : mieux administrer et mieux « gouverner ».
C’est ainsi que nous disposons de textes en tamazight , en tachelhit ,
élaborés en français, et des textes en espagnol de tarifit, alors que
les études sur la langue libyque ont été inaugurées par des italiens.
Néanmoins d’autres chercheurs se sont intéressés à la langue
tamazight : des Allemands ( H. Stumme , A. Williems , par ex.). des
suisses , des danois ( K. prasse par ex.). des Anglais , des Hollandais ,
des Russes , des Américains ( Applegate – Haries par ex…) |
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Centres de recherche et d’enseignement
deTamazight.
Cours de langue et civilisation berbères |
| France : |
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-
Institut National des langues et Civilisation orientales ( Inalco
– 2 rue de lille, 75007 Paris)
-
Ecole Pratique des Hautes Etudes, Section IV ( 45 rue des Ecoles,
7500 Paris)
-
Ecole Pratique des Hautes Etudes , Section V ( 44 rue de la Tour,
75015 Paris)
-
Université Paris III – Sorbonne Nouvelle ( Centre Censier, 13
rue Santeuil, 78005 Paris)
-
Université Paris VII – Group d’Etudes berbères, Agraw
Imazighen ( 2 rue de la liberté, 93526 Saint – Denis Cedex 02).
-
Atellier du Pressoir ( 37 bis rue des Marro – onites, 75020
Paris)
-
Lycée J. Mace ( rue Jules Ferry, 94200 lvry) .
-
Lycée Mixte d’etat ( 105 rue de Bremont ; 93130 Noisy –
le – Sec)
-
Bibliothèque Municipal ( 10 Place de la République, 93400 Mairie
de St – ouen)
-
Office Municipal pour Migrans de Créteil ( 5 bis rue Félix –
Maire, 940000 Créteil).
-
C. M.A.youri Gagarine ( Centre Comercial des Mordacks ; 94500
Champigny – sur- Marne).
-
Cours de Tamazight, CLAP ( 2 Place jean jaurès, Saint –
Etienne).
-
CIMADE ( 2 rue Diderot, Lyon 1er )
-
Université de provence, laboratoire
d’Anthropologie et de préhstoire des pays de la Méditerranée
occidentale ( C.N.R.S.) , Aix en – provence / publie actuellement
une « Encycycopédie Berbère » (12 tomes parus) sur la
recommandation du Conseil international de la philosophie et des Sciences
Humaines (UNESCD).
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Belgique : |
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Bruxelles : Tribal life Fund. |
| Italie : |
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Rome : Université.
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Nples : Université. |
| Malte: |
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Royal University of Malte. |
| Grande – Bretagne : |
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Londres : School for Oriental languages.
-
-
Cambridge : University.
-
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Leeds : University.
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| Nederland : |
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-
Groningen : Instituut Voor Oosterne Talen.
-
Utrecht : Instituut Voor Oosterne Talen. |
| Danemark : |
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-
Kopenhague : University ( K. presse). |
| Suisse : |
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Genève : Université.
-
Freibourg : Université. |
| Russie : |
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Moscou : Université. |
| Tchécoslovaquie : |
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Prague : Université. |
| Etats – Unis : |
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-
Ann Arbor University ( Michigan).
-
Howard university ( Washington).
-
University of California ( los Angeles).
-
University of Wisconsin ( Madison). |
| Canada : |
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Carleton University.
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Ottawa University. |
| Japon : |
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Tokyo : Institute for the Study of languages and Cultures of Asia
and Africa. |
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….. Et très probablement ailleurs, sauf dans les pays des Imazighen :
ni au Maroc ni en Algérie, encore moins en libye ou en Tunisie.
Le mur d’amnésie entretenu se trouve relativement fendu en Haute
volta et au Mali, surtout au Niger ou un programme d’alphabétisation
fonctionnelle en Tifinagh a eu lieu.
Nous proposons de rapatrier l’enseignement
Tamazight à l’aide de son alphabet original, le Tifinagh, pour
qu’enfin les Imazighen puissent écrire leur propre histoire. |
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